“ Versailles - Les lettres “

La photographie, cinématographie et l’audio enregistré/ mixée par Julie-Christine Krøvel

“ Le vent du soir authentique de Versailles ”

 
 

Versailles, le 8 mars 1705

“Il vaut mieux que vous dégonfliez votre cœur que de ruminer votre tristesse, car ce dernier système est beaucoup plus malsain, et il est bien juste que je prenne part à votre douleur. Je crains que la feue reine n’ait trop chante, car ceux qui chantent beaucoup meurent ordinairement phtisiques. Ce qui m’étonne, c’est qu’elle ne se soit pas trouvée plus mal, et, bien que les deux parties nobles fussent gâtées, qu’elle n’ait pas éprouvé de plus grandes souffrances. Le crainte de devenir maladive a dû rendre la mort plus douce à la feue reine. Dieu vous console !….”

 
 

Versailles, le 12 avril 1705

“ J’ai entendu dire que l’empereur’ ne couchait plus avec sa femme. Mais de cette façon elle ne pourra pas avoir de fils ! Cela se voit souvent que les hommes débauchés ont peu d’enfants. Un médecin d’ici, à qui l’on demandait pourquoi les enfants de la reine n’étaient pas sains, répondit : “ C’est que le roy n’aporte que la rinsure de ses veres à la reine…..”

Lettres de la princesse Palatine

 
 

Paris, le 16 octobre 1793

C’est à vous, ma sœur que j’écris pour la dernière fois.

Adieu, ma bonne et tendre sœur. Puisse cette lettre vous arriver. Pensez toujours à moi ; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ces pauvres et chers enfants. Mon Dieu ! qu’il est déchirant de les quitter pour toujours ! Adieu, adieu, je ne vais plus que m’occuper de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m’amènera peut-être un prêtre, mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot et que je le traiterai comme un être absolument étranger.

Lettres de Marie-Antoinette d'Autriche, la reine de France et de Navarre